Qui sommes-nous ?    


© Thomas Padilla

6 mars 2008, remise des prix Macho et Femino de La Meute.
de gauche à droite : Marion Grimault, Gwen, Claudine, Florence Montreynaud et Marie-Noëlle Bas.

Autoportrait des responsables
(membres du conseil d'administration élu en octobre 2007)

Florence Montreynaud – cheffedemeute, écrivaine et féministe française, née en 1948.
Engagée dans le mouvement des femmes depuis 1971.

Parmi ses livres :
L’encyclopédie Le XXe Siècle des femmes (Nathan, 2001 ; nouvelle édition, L'Aventure des femmes, XX
e - XXIe siècle, 2006)
Appeler une chatte. Mots et plaisirs de la sexualité (Payot, 2005)
Le féminisme n’a jamais tué personne (éd. Fidès, Montréal, et Musée de la civilisation, Québec, 2004)
Contre le machisme meurtrier, la révolution pacifique du féminisme.

Une encyclopédie sur l'amour : Un siècle d’amour. De 1900 à aujourd’hui (Nathan, 2009)


 
Après avoir lancé, le 8 mars 1999, le mouvement des Chiennes de garde, elle a lancé deux autres réseaux féministes, mixtes et internationaux, qu’elle anime :
La Meute contre la publicité sexiste
"Encore féministes !"

Marie-Noëlle Bas – Née en 1953, chargée de communication presse
L’information sur le sexisme doit être pédagogique et quotidienne (avec nos filles, nos sœurs, nos amies...).
Mais elle doit aussi être pleine de gaieté et d'humour comme dans les actions des Chiennes de garde.
Je suis fière de pratiquer les deux !

Bulle – Née en 1962, j'ai toujours ressenti l'appel féministe. J'y suis venue grâce à internet où la vivacité
du mouvement m'a enthousiasmée. J'aime l'humour en général, féministe en particulier.
Je souhaite que les femmes vivent libres et sans violence.
Gwen – Je suis née (dans les années 40) révoltée contre toutes les injustices, particulièrement par les violences infligées aux femmes depuis des millénaires et dans tous les pays.
Cet acharnement politique à maintenir en servage la moitié de l'humanité m'a conduite à entrer en résistance
dans le féminisme.

Claudine – Indignée par la condition des femmes, je maintiens ma vigilance en luttant contre le machisme et l’image qu’il véhicule. Merci aux écrivaines et à ma mère qui m’ont fait grandir en conscience féministe.
Je suis également impliquée dans la protection animale où la violence provoque aussi beaucoup de souffrances.

 

Prune – 33 ans – Féministe dans l’âme et dans les actes depuis toujours et engagée depuis 10 ans.
Le féminisme est pour moi une évidence, transmise par ma mère et ma grand-mère. Toute petite, j’étais indignée par le déséquilibre des rapports hommes / femmes à la maison. En grandissant, ma révolte s’est étendue à l’ensemble des injustices faites aux femmes, des domaines les plus intimes aux plus exposés. J’ai rejoint les Chiennes de Garde pour faire bouger les lignes dans l’espace public.

Regan Kramer – journaliste anglophone, Paris – Américaine de naissance, j’ai été une militante féministe dès l'adolescence, lorsque j’ai lutté au collège pour que les filles aient le droit de porter le pantalon. Mon engagement ne s’est jamais démenti par la suite. C'est en tant que présidente de l’association “du côté des femmes” (de Cergy) que j’ai assisté à la conférence mondiale Onusienne sur les droits de femmes à Pékin en 1995.
En tant que Chienne de garde, je participe à toutes les actions que je peux, depuis les manifs pour que les femmes seules (c’est à dire sans homme) aient le droit d’être clientes au Fouquet’s à celle contre la photo de Simone de Beauvoir nue sur la couverture du Nouvel Obs, en passant par le procès qu’a intenté Nicole Abar, entraîneuse sportive contre le maire du Plessis-Robinson qui voulait supprimer le foot féminin. Et ce n’est sûrement pas fini...
(photo : Sandrine Lely)



Marion – Trésorière de l’association des Chiennes de garde, ingénieure en informatique à la retraite, féministe
de mère en fille et Chienne de garde depuis l’origine.

Agressives nous ?    

Nous avons la pêche, nous sommes libres de nos mots et de nos mouvements. Agressives ? Après tout, pourquoi pas ?
Les femmes sont restées si longtemps sur la défensive : il est temps d’assumer l’agressivité que nous refoulons et de l’exprimer,
mais non dans un sens destructeur.

Nous nous affirmons, mais sans avoir besoin de nier l’autre.
Nous nous construisons dans le respect de nous-mêmes et de l’autre. Nous disons NON à la violence machiste.
Nous existons par nous-mêmes, avec notre propre violence, canalisée, alors que les machos n’ont pas encore appris à maîtriser la leur.
Pourquoi donc faudrait-il « tuer » la violence en nous ? Elle se trouve en chaque être humain. Nous avons tous des désirs, des instincts,
des révoltes : autant de violences possibles, que nous exprimons, que nous contrôlons ou que nous refoulons plus ou moins.

A-t-on jamais taxé d’agressivité les membres de la Ligue des droits de l’homme ou les militants d’associations
qui luttent contre le racisme ou contre l’antisémitisme ?

Pourquoi un tel tollé quand des femmes osent demander qu’on respecte leur dignité ?

L’agressivité n’est pas chez nous, mais chez les machos !

Nous, Chiennes de garde, nous montrons les crocs, pour impressionner les machos, pour nous faire respecter,
pour défendre des femmes insultées.

ATTENTION ! Grrrrrrrrrrr… ! Nous pourrions faire mal si nous étions très en colère, si nous ne nous contrôlions plus.
Imaginez qu’il existe des Chiennes enragées, très dangereuses.
Imaginez qu’elles soient dirigées par une terrrrible cheffe de meute, qui décide de s’attaquer aux machos criminels,
ceux qui battent, qui violent, qui tuent des femmes, des faibles.
Imaginez qu’elle lance son horrrrible cri de guerre : « Sus aux machos !
Lâchez les Chiennes ! Ksssss kssss ! Mordez-les ! Pas de quartier ! »
STOP ! C’était un cauchemar. Revenons aux Chiennes de garde,
si pacifiques ! Ouf ! Nous ne sommes pas des Chiennes méchantes,
mais nous ne sommes pas non plus de braves chiennes bien gentilles,
qu’on fait rentrer à la niche avec un susucre.

Nous disons :
« J’aboie, donc je suis… féministe et solidaire. »
Et attention, les machos !