CHANSONS RAP’EUSES

Sus à Orelsan ! Le rap des Chiennes de garde !
(présentation)

“Moi j’suis cap ! ” réponse de la rappeuse au rappeur
  1er rap de Pitbulle !

“Je baise qui je veux !” (texte)
  2e rap de Pitbulle ! ... pour l’ÉCOUTER c’est ICI

“Les mots d’amour”
  Le rap de Lévrière sans collier
“Rap Acrostiche”
  de bUlle dogue

“À la Saint Valentin, je suce queue je veux !”
  3e rap de Pitbulle !

“Sale truc ! (cousin...!)”
  Le rap de Ratière au Taquet

“Bon débarras !”
  4e rap de Pitbulle !
“Non mais t’es où là ?”
  Le Rap de Ka-nin Ko
“Chaudasses !”
  5e rap de Pitbulle !
“Suce mon bic pour la Saint Valentin”
  2e rap de bUlle dogue
“Sus aux machos”
  2e rap de Lévrière sans collier
“J’ai les crocs”
  Rap de Malinoise
“la dormeuse de la cuisine” ... Rimbaud répond à Frédéric Mitterrand ...


SUS À Orelsan !

Le rap des Chiennes de garde

 

le chanteur OrelSan est programmé dans un certain nombre de salles de spectacles en France. Son rap intitulé «Sale pute !» et disponible sur Internet, dont les paroles, à la première personne, détaillent les violences extrêmes qu’un garçon menace de faire subir à une fille fait réagir les féministes depuis le 19 mars 2009.


Certes, la loi réprime les incitations à la haine, tout en étant moins sévère pour le sexisme que pour le racisme. La justice reste donc impassible, le gouvernement réfléchit longuement, la HALDE regarde ailleurs, les politiques donnent la priorité aux élections européennes, et les intellectuels respectent trop la liberté d’expression, les droits des artistes et le deuxième degré pour intervenir.


Heureusement, il reste, bon pied bon œil bon sens, de vaillantes féministes que ces litanies machistes empêchent de dormir. Parmi celles qui sont passées à l’action, nous, Chiennes de garde, farouches gardiennes de la dignité des femmes et de l’art lyrique réunis, avons mené l’enquête et découvert que la chanson s’adresse à l’une des nôtres, la rappeuse Pitbulle : elle s’apprêtait à « tèje » (rompre avec) Orelsan, à qui elle reproche d’être « aussi nul en français qu’en respect ».


Bonne nouvelle : non seulement les menaces d’Orelsan ont laissé Pitbulle de marbre, mais elles lui ont inspiré un contre-rap, que vous pourrez entendre au Printemps de… disons Paris, fête des droits humains et de l’humour féministe.
En avant-première, Pitbulle a confié ses paroles aux Chiennes de garde. Sus à Orelsan ! Quant aux autres machos, petits ou gros, ils n’ont qu’à bien se tenir : le même traitement radical les attend.
Grrrrrrrr… !

Une pétition “Pas 1 seul euro d’argent public pour donner une tribune à la violence contre les femmes” est proposée à votre soutien. Elle est destinée au Ministère de la Culture et peut être signée en ligne ici, ainsi qu’aux collectivités territoriales à signer en ligne ici. Merci de votre solidarité !

29 mars 2009

 

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patte

MOI, J’SUIS CAP’ !
Réponse de la rappeuse au rappeur

Regard’-moi dans les yeux, Orelsan, et fil’ doux !
Tu te crois tout permis, les insult’ et les coups.
T’es pas à la hauteur, arrête tes délires !
Ma patience est à bout, prépare-toi au pire !
Les p’tits mecs dans ton genre, je n’en fais qu’une bouchée.
Ton « Sale pute ! », dans la gorge je vais te l’faire rentrer.

Parc’que tu chantes à Bourges, tu te la pètes grave,
toi, banal en images, et nul en orthographe !
Cogner, violer, casser, tabasser, massacrer,
les filles dans ta tête, le français sur l’papier,
tu te la joues rebelle, et tu t’crois très méchant.
T’as la haine, que tu dis, ça remplace pas l’talent.

Faut t’y faire, Orelsan, j’embrasse qui je veux,
et la rue est à moi, je n’ai pas froid aux yeux.
T’aurais pas dû m’chercher, j’vais l’crier sur les toits,
te mettr’ la honte à donf jusque devant chez toi,
ça s’ra sur Internet, ça f’ra l’tour des radios,
que t’es qu’un bandemou, un ringard de macho.

T’as dit ‘’t’es différente des meufs que j’ai connues’’.
C’était quand tu m’draguais, mais t’as encore rien vu.
Rien à fout’ de ta haine, elle va direct poubelle.
J’vais pas m’laisser salir par un p’tit vermicelle.
Si tu baises comme t’écris, y a pas d’quoi la ram’ner :
les paroles de ton rap, c’est du sous-Dieudonné !

À force de dire ‘’t’es bonne’’, de te prendr’ pour le pape,
t’as oublié que j’suis meilleure que toi en rap.
J’appelle les copines : « Féministes, wesh ! yo ! »
J’en ai soupé, d’ta haine, je sors mon grand couteau,
l’ail et les p’tits oignons, j’émince et j’fais chauffer.
T’as assez dégueulé, maintenant tu vas t’calmer.

Les filles, finissons-en avec ces p’tits couillons !
Ils étaient forts tant que nous n’osions pas dire NON.
Orelsan, baisse ton froc, je saliv’ déjà trop.
Chiennes de garde, foncez, et en avant les crocs !
Aux défenseures des femmes les oreilles et la queue,
les couilles à l’offensée, et des excuses je veux.

Signé : Pitbulle, espoir de la chanson française  
« Agressive, moi ? Mais c’est une berceuse ! »

 

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patte

 

JE BAISE QUI JE VEUX

de Pitbulle à Orelsan, son ex,
en trois rounds ...

[pour l’ÉCOUTER c’est ICI]

 

1. Nous on veut pas sortir avec des gars comm’ toi
T’entends comm’ tu nous trait’, moi et les autr’ nanas
Tu t’ prends pour un auteur, mais t’es grav’ de chez grav’
Tous tes mots orduriers, tes sal’tés, ça nous gave !
Cogner, violer, casser, tabasser, massacrer,
C’est tout c’que tu sais dire, et ça nous fait gerber !

(refrain)
Je baise qui je veux, quand je veux, comm’ je veux,
Me baise qui me veut, seul’ment si moi je l’veux

2. Oui, j’ai changé de mec, et j’avais d’ bonn’ raisons
Celui que j’ai choisi, avec lui c’est tout bon !
Faut pas me hurler d’ssus, faut m’parler gentiment
Me prendr’ dans l’sens du poil, et m’caresser longtemps
Me dire et me redire « tu me plais » ou « t’es classe »,
Surtout pas m’injurier, ni me traiter d’pétasse !

(refrain)
Je baise qui je veux, quand je veux, comm’ je veux,
Me baise qui me veut, seul’ment si moi je l’veux

3. Je baise qui je veux, mets-toi bien ça dans l’crâne.
Je baise qui me veut, et lâch’-moi, pauv’ banane !
Je baise quand je veux, et on choisit notre heure
Je baise où je veux, c’est pas toi qui m’fais peur
Je baise comm’ je veux, ça te regarde pas
Va te fair’fout’, pauv’gars, je baise parc’que j’aime ça !
Je baise parc’que j’aime ça, va te fair’fout’, mon gars !

9 avril 2009

 

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patte

 

LES MOTS D’AMOUR

de Lévrière sans collier


Trouve d’autres mots
Pour guérir tes maux
Que ces mots de haine
Poésie malsaine
Tu la kiffais grave
Et elle t’a plaqué
Alors tu as mal
Mal à en crever
C’était pas ta chose
Et elle a choisi,
Pt’êt’ un mec plus gai
Un mec plus gentil
Car tu sais mon vieux
Avec c’que tu dis,
On a l’impression
Qu’elle avait compris
Qu’ t’étais pas un tendre
Et que pour l’amour
Fallait pas attendre
Et te planter là
Avec cette haine
Que tu portes en toi
Alors, si tu veux
Pour la prochain’ fois
Choisis d’autres mots
De vrais mots d’amour
Ce s’ra mieux pour toi.

 

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patte

 

RAP ACROSTICHE
de bUlle dogue

O n nous crache «sale pute» et puis sérénité,
R igolade, tolérance, deuxième, troisième degré...
E t il se trouve que nous, on en a plein le dos !
L iberté sélective et tribune aux machos...
S e foutre de notre gueule et avec nos impôts
A peut-être fonctionné, maintenant ça va cesser !
N ous sommes remontées et on a des idées...

 

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patte

 

À la Saint-Valentin
JE SUCE QUEUE JE VEUX *
(et aux autres saints aussi)

le 3e Rap de Pitbulle

1. Quand tu gueules « Suce ma bite ! », tu oublies un détail.
Je suis libre, Orelsan, et c’est toi qui dérailles.
Je suce si j’ai envie, mais pas si on m’ l’ordonne.
Je ne suis pas à toi, je ne suis à personne.
Je fais ce que je veux, ça n’ sert à rien d’ crier,
car ce n’est pas comm’ça que tu t’ f’ras désirer.


(REFRAIN)
Quand tu gueules « Suce ma bite ! », non mais pour qui tu t’prends ?
Tu n’sais même pas lécher, et t’as pas vu mes dents !


2. Un’ pipe et tout le reste, ça s’ fait pas dans la haine,
ça vient au bon moment, ça se fait parc’ qu’on aime
le goût, l’odeur de l’autre, et c’est beau, le désir,
un mot qu’ tu n’ connais pas, pas plus que le plaisir
de s’ fair’ du bien à deux, sans avoir à d’mander :
quand on sait échanger, on s’comprend sans hurler.


(REFRAIN)
Quand tu gueules « Suce ma bite ! », non mais pour qui tu t’prends ?
Tu n’sais même pas lécher, et t’as pas vu mes dents !

 

* Voir la chanson d’Orelsan,
« Suce ma bite pour la Saint Valentin ! »

15 avril 2009

 

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patte

 


“SALE TRUC! (COUSIN...!)”

Le rap de Ratière au taquet

Attends bouges pas j’arrive pas à m’voir dans la glace
Ma mère et mes grand-mères me disent qu’j’suis dégueulasse
Bouge pas j’te dis j’ai b’soin d’parler à un ami
Un type normal qui m’dira qu’non rien n’est fini
ça craint
Tout ce ch’min pour rien
ça commençait à décoller pour moi, j’avais une certaine aura
et puis voilà la cata
Putain les Chiennes de Garde s’en sont mêlées, plein d’autres garces en ont
parlé
Ma carrière risque de morfler
Aide-moi, j’ai foiré grave, si !! La presse s’en mêle et pas pour me
flatter, j’suis un blaireau, un naze grave
Dès que je passe derrière mon dos ça bave
Je pensais allumer les meufs en une seconde, m’envoyer des centaines de
bombes
Mon p’tit kiki s’rait oublié
J’déteste c’que j’vois dans cette glace une p’tite crapule juste bonne à
végéter
qui va perdre son blé
Les histoires d’amour et le vomi ça cadre pas
Le public paie pour écouter, là, il ne rêve pas
J’suis trop sale
J’suis juste un gamin primitif au Q.I. très moyen, putain!
T ’aurais pu me prévenir que là, j’allais beaucoup trop loin !
On aurait pu travailler l’texte et parler de douleur
Avec une once de classe, d’élégance et de sens artistique
On verra comment je pourrai rectifier l’tir : je veux du fric !
J’suis juste un bouffon à deux balles, j’ai trop maté de vidéos
Où de pathétiques ados prennent pour argent comptant les scèn’ tournées
Par de cyniques acteurs vénaux que tout cela fait rigoler

Refrain x2
Pardon à la moitié d’l’humanité
Vous payez votre place et je vous trompe je vous insulte
Vous payez votr’CD, là aussi je vous trompe, je vous insulte !

Ami ne raccroche pas, ne déconne pas,
Tu ne vois pas que je vais faire le vide autour de moi ?
J’rêve d’être cinq ans plus jeune et d’avoir évité tout ça
Les autres mecs, qui ont un peu plus de plomb dans la tête sont tous à me
mépriser
Je chante pour du liquide mais tous se cassent triste farce
Hélas j’ai foiré, le show-biz va m’enl’ver ses subventions
Le seul liquide que je récolterai, c’est bon :
Ce s’ra l’ARAE, au pire le RMI, trop con, trop con
ç’avait démarré fort, merde je vais toucher le fond
J’veux rentrer dans un trou d’souris, c’est sûr, j’vais pas changer, faut
m’oublier
Si !
J’ai voulu faire style (bouffon)
J’ai peur qu’on m’déteste (bouffon)
Bientôt l’Tribunal (bouffon)
J’ai voulu faire le mâle, pas l’mal ! "Oh mais voyons la pub c’est d’la
provocation coco ! " Je suis tombé dans le panneau d’la démago COCO !
On me dit « tu veux faire du fric, te remplir les poches ?
Choque ton public ! »
Non, raccroche pas : j’ suis trop con pour pleurer, trop con pour implorer
Allô ? Allô ? Allô ?T’es mon dernier ami, les gens se sont cassés !

Refrain
J’ai la honte j’rêve de vous voir sourire
J’ai la honte j’rêve de vous voir sourire, princesses !
J’ai la honte j’rêve de vous voir sourire
J’ai la honte j’rêve de vous voir sourire, princesses !

 

 

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patte

 

De Pitbulle à Orelsan, son ex, sans regrets

BON DÉBARRAS !

« J’suis pas là pour faire de sentiments,
J’suis là pour te mettre 21 centimètres »
(Orelsan,
« Suce ma bite pour la Saint-Valentin ! »)

Pourquoi je t’ai jeté, tu t’demandes, pauv’ bourrin.
Parc’que t’es nul au pieu, faut pas chercher plus loin !
Vingt et un centimètr’, pour c’que tu sais en faire,
t’as tort de t’en vanter, y a pas d’quoi en êtr’ fier.
Tu m’as trop fait gerber, maint’nant j’vais balancer,
tu te la pètes grave, à moi de me lâcher.

(refrain)
T’as pas r’gardé mon front, y a pas marqué « pauv’ poire »
Espèce de mal-baisant, plus tu gueules, plus ça foire !

À part gueuler « Sale pute ! », t’as pas d’ vocabulaire.
Pour la baise, c’est pas ça, à part le missionnaire.
Baiser, c’est beaucoup dire, car toi pour te bouger,
faut t’fair’ la danse du ventre, ou qu’t’aies un coup dans l’nez.
La meuf qui fait l’ boulot, tu kiffes trop, gros flemmard.
« Suce ma bite », et rideau, alors j’en ai eu marre.

T’as pas r’gardé mon front, y a pas marqué « pauv’ poire »
Espèce de mal-baisant, plus tu gueules, plus ça foire !

En rap t’en fais des tonnes, au pieu t’es qu’un sabot.
Une Pitbulle en chaleur, t’assures pas, p’tit mytho !
T’es pas à la hauteur, tu sais que fair’ semblant.
On t’voit peser tes couilles dans tes clips et pourtant
quand c’est moi qui voulais, t’étais sur répondeur
et pour les brout’minou, ce n’était jamais l’heure.

T’as pas r’gardé mon front, y a pas marqué « pauv’ poire »
Espèce de mal-baisant, plus tu gueules, plus ça foire !

« Mal-baisée ! », c’était vrai, la faute à qui, d’vinez ?
Tes potes, s’ils avaient su, ils t’auraient bien charrié.
Comment t’oses me traiter ! Mais tu t’es pas r’gardé !
Assez fermé ma gueule, là je vais me venger.
Tes ex sont mes copines, on t’a fait un’ band’role,
« le roi des mal-baisants », à mett
r’ sur ta bagnole.

 

 

 

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patte

 

NON MAIS T’ES OÙ LÀ ?

Le rap de Ka-nin Ko

 

1) Non mais t’es où là, Orelsan ?
T’est trop brutal t’es trop violent,
Tu traites une meuf de "sale pute",
Tu la déboites et tu la butes,
Tout ça parce que tu l’as vue
Embrasser un type dans la rue?
Non mais franchement t’es naze ou quoi ?
Tu sais pas qu’ les femmes ont des droits ?
C’est pas des choses, c’est des personnes,
Pas juste des poupées pour les hommes,
Des trucs qu’on baise qu’on met au pied,
Qu’on fait sucer, qu’on jette après !

Dégage ta haine, n’en rajoute plus
Les chiennes de garde te lâcheront plus!

2) Quand nous on s’ ballade dans la rue,
dans l’ treum ou l’ bus vers le bahut,
Tu crois qu’ c’est joyeux d’être une meuf ?
Dans c’monde de brutes partout des keufs,
Partout des keums qui pensent qu’à ça,
Qu’à nous mater du haut en bas,
Qui veulent nous serrer nous fucker,
Et nous on sait plus où r’garder,
Ils nous traitent de putes de pétasses
Dés qu’on fixe pas nos godasses
Faudrait s’ voiler pour être tranquille,
Ou mieux, qu’on sorte jamais en ville !

Dégage ta haine, n’en rajoute plus
Les chiennes de garde te lâcheront plus !

3) Et encore j’parle pas des affiches,
Toutes ces pubs, tout’ ces potiches,
Tout’s ces fausses femmes papier glacé,
En grand format, dépoitraillées,
Leur boule moulé, ouais c’est craignos,
Mais pour nous c’est franch’ment hardos,
Les femmes tu vois, faut les comprendre,
Faut les aimer, faut les entendre,
Elles veulent pas être dégradées,
Elles veulent garder leur dignité,
Mais toi tu t’en fous, Orelsan,
Toi ton trip, c’est l’mépris des femmes !

Dégage ta haine, n’en rajoute plus
Les chiennes de garde te lâcheront plus !

4) Pour cracher des textes aussi graves
Faut vraiment croir’ que tu en baves,
C’est quoi ton blème, c’est quoi ta haine ?
Pourquoi tout’ ces paroles pas saines ?
Les parents, les profs et les flics
les sportifs et les politiques,
Tout ça te gave, t’as pas l’moral,
Et en plus on t’fait d’la morale !
Les féministes ont réagi
Faut dire ça craint ce que tu dis ;
"Sucez ma bite", que tu nous cries,
Ben j’vais t’dire tu donnes pas envie !

Dégage ta haine, n’en rajoute plus
Les chiennes de garde te lâcheront plus !

5) Quand tu lui dis j’vais te casser
Te dérouler te déboiter
La tête les jambes et la mâchoire,
Tu dis après "faut pas me croire,
C’est d’la fiction, ouais, c’est de l’art"
Ben moi j’te dis arrête ton char,
Sais-tu qu’en France tous les deux jours
Une femme est butée sans retour,
Pourri l’amour, amour poubelle,
On appelle ça crime passionnel !
Et toi bouffon tu marches là d’dans ?
Tu me fais gerber Orelsan !

Dégage ta haine, n’en rajoute plus
Les chiennes de garde te lâcheront plus !

 

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patte

 


« CHAUDASSES ! »
Plaignez-vous, couillons !

de Pitbulle aux machos pour qui les meufs
sont ou « frigides » ou « chaudasses »

1
Qu'est-ce qui vous prend, les mecs, de nous traiter d'chaudasses ?
Les meufs qui aiment ça, ce serait dégueulasse ?
Pour vous, c’est trop la classe, quand vous avez la barre ;
être une femme en chaleur, ce serait une tare ?
Ça f’rait de vous des rois, et d’nous des moins-que-rien !
Les meufs ont toujours tort ? Mais c’est vous qu’êtes pas bien !

Être une femme libérée, ça veut pas dire facile.
C’est savoir ce qu’on veut, et le dire avec style !

2
Quand c’est vous que ça prend, faudrait tout arrêter,
comme si c’était urgent, qu’vous alliez éclater.
Vous nous dites « j’en peux plus, sois cool, ouvre les jambes
j’suis fou de toi, bébé, j’ai trop envie, je bande ».
On n’est pas des objets, mais on dirait qu’ pour vous
il y a « garage à teub » écrit sur notr’ minou.

Être une femme libérée, ça veut pas dire facile.
C’est savoir ce qu’on veut, et le dire avec style !

3
On a la chatte qui miaule, les yeux qui crient braguette
mais les meufs qui en veulent, pour vous c’est pas la fête.
Ça vous déstabilise les enragés des couilles.
Vous la jouez petit bras, peur de la moule qui mouille.
Z’ aimez mieux les frigides, pour vous c'est ça le top,
vous n’ savez que gueuler « sale pute ! » ou « grosse salope ! »

Être une femme libérée, ça veut pas dire facile.
C’est savoir ce qu’on veut, et le dire avec style !

4
Chienne, poule ou cochonne, j’ fais pas ma mauvais’ tête.
C’est vous que ça dérange, moi j’suis l’amie des bêtes.
Ressentir d’ la chaleur, pour moi c’est trop d’la balle,
le désir, y a rien d’ mieux, j’aime ça avoir la dalle,
et si t’as pas envie, je me mets en attente,
comm’ vous, on n’en peut plus, mais nous, on est patientes.

Être une femme libérée, ça veut pas dire facile.
C’est savoir ce qu’on veut, et le dire avec style !

5
Quand on vous dit « j’aim’ ça », vous nous traitez de putes,
d’allumeus’, de nympho, mais vous vous trompez d’ but.
Vous r’gardez trop d’ porno, c'est là qu'vous faites erreur.
Ça vous met la pression, vous vous rêvez hardeurs.
C’est pas d’ la performance de savoir caresser,
c’est vouloir fair’ du bien, aimer nous fair’ bicher.

Être une femme libérée, ça veut pas dire facile.
C’est savoir ce qu’on veut, et le dire avec style !

6
J’ai des capotes sur moi, je s’rais prête à baiser.
Je sais ce que je veux : pas seul’ment refuser,
et surtout pas céder, ni même consentir.
J’ai le droit de choisir et de dire mon désir.
Dir’ chaudasse, c’est couillon, pourquoi fair’ le grincheux ?
Si je coule quand tu bandes, c’est mieux pour tous les deux.

Être une femme libérée, ça veut pas dire facile.
C’est savoir ce qu’on veut, et le dire avec style !

 

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patte

“Suce mon bic pour la Saint Valentin”
(inspiré librement de "suce ma bite pour la St Valentin" d'Orelsan)

2e rap de bUlle dogue

1/ À la Saint Valentin, moi j'fais rien.
Les p'tits cœurs à tous les coups m'écœurent,
les fleurs achetées me font gerber,
les mots d'amour ? J'envie les sourds !
Saint Valentin j'ai envie de rien

(refrain)
Suce mon bic pour la Saint Valentin :
j'vais laisser cette feuille blanche,
vers le silence mon cœur se penche.

2/ À la Saint Valentin, moi j'fais rien.
Mon grand rire ne va pas séduire,
j'mets mon honneur à me foutre des cœurs,
à relever la tête ... puis te tenir tête,
te saouler avec "mes" féministes : Groult, Dworkin, Woolf, j'ai ma liste !*

(refrain)
Suce mon bic pour la Saint Valentin :
j'vais laisser cette feuille blanche,
vers le silence mon cœur se penche.

3/ À la Saint Valentin, moi j'fais rien.
toi tu te marres, quel grand barbare...
L'amour au garde à vous, on s'en fout.
plus c'est débile, plus on jubile.
C'est gratuit et savoureux, de pouvoir en rire à 2.

Suce mon bic pour la Saint Valentin ...
Stoppe tout ici ... mes écrits...
La suite est perso, pas pour les machos...
La suite est perso, pas pour les machos... ;o) ...

---------------
* Benoîte Groult "Ainsi soit-elle",
Andrea Dworkin "Pouvoir et violence sexiste",
Virginia Woolf "Une chambre à soi".

 

 

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patte

“Sus aux Machos”

2e rap de Lévrière sans collier

À jouer avec le feu, en nous traitant de putes
Tu nous donnes l'envie de te mettre des claques
Oui nous réagirons, aux blessures, aux insultes
Orelsan, attention, on a toutes la niaque !

Coup pour coup tu prendras et même s'il nous faut
À ta prochaine horreur on sortira les crocs
Maintenant,ça suffit, arrêt' ton cinéma

Insulter les nanas, ne pourras plus oser
Jeunes et vieilles ensemble, amies déterminées
Bouteront tes affronts criant sus aux machos !

 

 

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patte

 

“J’ai les crocs”

Rap de Malinoise



Et toi viens par là j'ai quelqu' chose à te dire
Dans la vie y'a des hommes, des femmes et des enfants
Des humains qui s'respectent et qui respectent les gens
Puis y'a toi et tes clones qui nous montrent le pire
Qui s'croient les meilleurs mais ont l' sexe pour cerveau
Et pas le sexe amour, envie, plaisir, désir
Mais le sexe violent, véritable bourreau
Quand tu m'tr'aites de pute juste parce que j'ai un vagin
Que tu veux m'casser l'nez, me péter l'abdomen
T'aimes les femmes à tête de chienne
comme les Égyptiennes ?
Ca tombe bien !
C'que tu dis m'donne la rage et des crocs plein l'vagin

Ce qui suit est pour toi et tes potes les machos

Eh ! là toi ptit macho !
Écoute-moi illico !
Faut qu'on mette tout au clair
Une foutue mise au point
C'est pas des paroles en l'air
J'ai reçu des coups de poing
D'un band'mou d'ton espèce
Qui m'insulte qui m'agresse
Qui me menace sans cesse

Gaffe à ton tuyau, mon minou fait le beau
Gare à toi le macho !
En public en privé, la haine : y'en a assez
Ras l'bol d'être dégradées,
Ensembl' on va s'rebeller


Une gifle et j'tends l'autre joue ?
Même plus en rêve, macho !
Moi je rends ce qu'on m'fout
Et j' le rends comm'il faut
Avec les intérêts,
Et le tout sans délai
T'as pas l'temps d'te r'tourner
Que j'ai déposé plainte
Fini le temps d'mes craintes

Gaffe à ton tuyau, mon minou fait le beau
Gare à toi le macho !
En public en privé, la haine : y'en a assez
Ras l'bol d'être dégradées,
Ensembl' on va s'rebeller


T'es qu'un raté mon gars
Faut t'y faire c'est com'ça
Mais crois pas qu'ça t'excuse
De me couvrir d'insultes
De dire qu' tu vas m'cogner
J'y peux rien si t'es c'que t'es
Pass' pas ta haine sur moi
Tu t'en mordrais les doigts
Je n'ai plus peur de toi

Gaffe à ton tuyau, mon minou fait le beau
Gare à toi le macho !
En public en privé, la haine : y'en a assez
Ras l'bol d'être dégradées,
Ensembl' on va s'rebeller

Me cherche pas mon lascar
L'ère bitarde est finie
Va-t'en rentrer ton dard
Voir ailleurs si j'y suis
J'veux pas d'un rien au lit
J'veux un homme et un vrai
Celui que tu s'ras jamais
Parce que tu sais pas c' que c'est
Ciao macho, c'est fini !

 

 

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patte

 

La dormeuse de la cuisine
(Rimbaud répond à Frédéric Mitterrand...)

Bulle Dogue d'après Rimbaud... après les déclarations scandaleuses du nouveau ministre de la culture qui soutient avec un zèle inouï les textes d'Orelsan y compris la chanson “Sale Pute” et le compare carrément à Rimbaud.

 

C’est un havre de paix où chante un rossignol
perché joyeusement sur le bord du balcon,
où le soleil de la petite ville luit. (Vole !...)
C’est une petite cuisine qui mousse de rayons.

Une jeune mère, bouche ouverte, cheveux défaits,
et la nuque posée sur le doux marbre frais,
affalée sur une chaise, le bras lourd,
pâle dans cet univers rutilant qu’elle brique chaque jour.

Les pieds nus sur le sol carrelé, elle dort. Souriant comme
sourirait son enfant malade, elle fait un somme.
Pays des droits de l’homme, berce-la chaudement : elle a froid.

Les effluves du repas ne font pas frissonner sa narine.
Elle dort dans la lumière, une main sur la poitrine.
Tranquille, enfin. Elle a deux trous rouges au côté droit
et un mari dont elle fut la proie.

 

 

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