Aux couillosaures politiques,
les Chiennes de garde montrent les crocs !

communiqué de presse

 

Depuis quelques jours, le déferlement de déclarations d’élues de différents partis (à lire ici...) témoigne de la persistance chez certains de leurs collègues de comportements machistes.
Les affaires Strauss-Kahn et Tron auraient-elles libéré la parole des femmes ?

Légitimation du sexisme ordinaire

Depuis 1999, les Chiennes de garde ont pris la défense de femmes politiques insultées publiquement en tant que femmes : ce fut le cas, entre autres, de Dominique Voynet, Ségolène Royal, Anne-Marie Comparini.

Aujourd’hui, on semble découvrir la persistance de ce machisme ordinaire et pernicieux qui s’exerce toujours à l’abri d’un hémicycle de la République.

Ainsi, la députée Aurélie Filipetti rapporte que lors d’une cérémonie officielle un collègue lâche devant trois députées : “La chasse, c’est comme les femmes, on regrette toujours les coups que l’on n’a pas tirés.” Une élue UMP de la région parisienne s’entend répondre, lorsqu’elle demande un document : “Je te le donne si tu b… avec moi !”

Ces remarques au caractère insultant contribuent à légitimer le sexisme ordinaire et sont d’autant plus graves qu’elles sont prononcées par des élus, censés nous représenter.

Il est temps que les hommes politiques aient honte de prononcer ce type de phrases qui ont pour objectif d’affirmer leur domination sur leurs collègues féminines.

Ni gauloiserie, ni grivoiserie, ni humour, il s’agit de sexisme archaïque !

Les insultes sexistes : ça suffit !

Depuis 3 ans, les Chiennes de garde remettent le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le prix du Macho de l’année. Elles répertorient les déclarations publiques machistes durant l’année précédente et les soumettent au vote de leurs adhérent-e-s. Quel florilège de remarques machistes sur la sexualité, le physique ou la compétence des femmes insultées ! La concurrence promet d’être rude pour 2012 !

À l’instar des féministes italiennes, les Chiennes de garde disent : « Ca suffit ! Maintenant ! »

6 juin 2011

 

 

 

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