Nicole Abar

Soutien à NICOLE ABAR, Entraîneuse de footballeuses,
insultée publiquement par le maire du Plessis-Robinson

 

 

Nous apportons notre soutien à Nicole Abar et nous serons présentes à son procès, pour injure publique, contre le maire du Plessis-Robinson, qui aura lieu le 22 mars 2000, à 13 h 30 devant le Tribunal de grande instance (Palais de Justice, 179-191 av. Joliot-Curie Nanterre).

1. Premier procès. Nicole Abar, joueuse de football (internationale, et plusieurs fois championne de France), entraînait la section féminine du Football Club du Plessis-Robinson (FCPR), créée en 1975, et qui comprenait trois équipes, soit au total 50 licenciées dont 20 petites filles. L’Assemblée générale du FCPR s’est prononcée le 25 mai 1998 contre l’engagement des équipes féminines aux compétitions de la saison 1998-1999. Nicole Abar et d’autres personnes ont demandé au Tribunal de grande instance de Nanterre d’annuler l’AG. Le 16 juillet 1998, celui-ci a débouté les plaignants et les a condamnés à payer 10 000 F au FCPR.

2. Procès en appel. Par un arrêt du 15 septembre 1998, la Cour d’appel de Versailles a annulé la résolution de l’Assemblée générale (mais les délais d’inscription aux compétitions de la saison étaient forclos). Elle n’a pas retenu le délit de discrimination sexiste. Infirmant le jugement du Tribunal de grande instance, elle a condamné le FCPR aux dépens et à un versement de 25 000 F d’indemnité aux appelants. Une plainte pour discrimination sexiste, faux et usage de faux et complicité a été déposée le 9 février 1999 par Nicole Abar et d’autres personnes.

3. Procès pour injures sexistes. Interpellé en séance publique du conseil municipal le 20 mai 1999 sur son attitude dans cette affaire, Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson, a proféré des injures sexistes à l’égard de Nicole Abar, comme l’ont confirmé par écrit plusieurs témoins. Ce sont ces injures publiques qui, aux termes de la loi du 29 juillet 1881 (art.29 al. 2 et art. 33 al. 2), ont entraîné la plainte de Nicole Abar, datée du 19 août 1999, par citation directe à Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson, à comparaître devant la 14° chambre correctionnelle du TGI de Nanterre. L’audience a été fixée au mercredi 22 mars 2000, à 13 h 30.

4. Soutien financier. Les frais engagés par Nicole Abar se montent à 50 000 F, dont 21 000 F de consignation de partie civile. Le FCPR n’ayant été condamné qu’à un versement de 25 000 F, restent encore à la charge de la plaignante au moins 25 000 F. Pour contribuer à son effort financier, nous organisons, parmi les signataires du Manifeste des Chiennes de garde, une collecte en faveur de Nicole Abar. (Chèque à l’ordre des Chiennes de garde. Précisez au dos : Pour Nicole Abar.)

mercredi 5 janvier 2000